3ème - Maloya & Créolité

« Comment le maloya permet-il à la culture réunionnaise de se transmettre tout en se renouvelant ? »


Ecoutons " Dédé" de Danyel Waro



Servis kabaré; conteur et parole poétique

Dans le maloya traditionnel, notamment le maloya servis, la musique n'est pas seulement destinée à être écoutée ou dansée : elle participe à une relation avec les ancêtres.Lors de certaines cérémonies familiales, comme le servis kabaré, on honore les ancêtres et les défunts de la famille. On peut leur consacrer des chants, préparer des offrandes et partager un repas. Le maloya accompagne alors la cérémonie : les percussions, le chant et la danse contribuent à créer un espace dans lequel les vivants entretiennent la mémoire et la présence symbolique ou spirituelle des morts. Les pratiques varient énormément selon les familles, leurs origines et leurs croyances. Mais le chant et le maloya peuvent participer au souvenir du défunt, à l'hommage qui lui est rendu et à la continuité du lien entre les générations. La musique relie les vivants aux morts, mais aussi le présent à l'histoire de l'île.

Le Bobre

Le Bobre appartient à la grande famille des arcs musicaux africains. Il est composé d’une longue branche de bois courbée comme un arc ;d’une seule corde tendue entre les extrémités ; d’une calebasse servant de caisse de résonance et d’une petite baguette pour frapper la corde. On le retrouve aussi au brésil sous le nom de Beribau. À La Réunion, le bobre a conservé une fonction mélodico-rythmique. Il accompagne notamment le maloya traditionnel, le maloya pléré et certains services rendus aux ancêtres. Sa note vibrante et changeante se mêle au chant, tandis que le kayamb assurent plus fortement l’assise rythmique. Il peut aussi accompagné des chanteurs seuls, des conteurs ou même des montreurs de marionnettes.