3ème - Maloya & Créolité

« Comment le maloya permet-il à la culture réunionnaise de se transmettre tout en se renouvelant ? »


Issue de l’histoire réunionnaise, le Maloya prend naissance à l’ile Bourbon au début du XVIIIème siècle durant la période de l’esclavage, il illustre les racines de la culture kréole Réyoné.
Esclaves pratiquant le Maloya

Isi la rényon (Mélanz nasyon)

L’ile Bourbon à la naissance du Maloya

« Il semble que l'île soit restée déserte, même après sa découverte par le Portugais Pedro de Mascarenhas qui lui donne le nom de Mascareigne au début du XVIes. Il faut attendre encore plusieurs années après sa prise de possession par les Français (1638) pour que commence son peuplement.
Des colons s'installent dans ce qui s'appelle depuis 1649 l'île Bourbon. Au début du XVIIIes, l’île qui ne possède pas de sites portuaires favorables, est dévolue à la production. Les colons français commencent par introduire le caféier. La nouvelle culture, pour se développer, utilise des esclaves noirs prélevés sur la côte orientale de l'Afrique et à Madagascar, et accessoirement des Indes.


Le Style Maloya

Essentiellement basée sur des percussions d'instruments traditionnels, le chant et la danse. Le maloya est une musique qui utilise des mots malgaches et africains, accompagnée d’onomatopées destinées à appeler les esprits. Ses origines descendraient des chants chantés par les esclaves extirpés de Madagascar, et d'Afrique de l'Est, pour résister et exister. Au XIXème siècle les engagés indiens de la côte de Malabar le pratiqueront en y intégrant le sati comme percussion. A partir de cette époque il sera aussi pratiqué par les "ti blan" des hauts (créole de petite condition).