3ème - Séquence 4 - Créolité et musiques cubaines

CUBA

Cuba est un archipel d’Amérique centrale qui compte 11 500 000 habitants.

On y parle l’espagnol. Sa capitale est La Havane.

Cuba cultive encore la canne à sucre et reste mondialement connue pour sa fabrication de cigares.

Les Espagnols colonisent Cuba dès le XVIᵉ siècle.
Ils apportent : la langue espagnole, la religion catholique, les instruments européens et les danses de salon. Mais pour faire fonctionner les plantations, des centaines de milliers d’Africains réduits en esclavage sont déportés vers Cuba.Ces populations viennent de régions différentes : Nigeria, Congo Bénin, Angola. Elles arrivent avec leurs traditions musicales. Mais pour les esclaves, la musique n’est pas un loisir. Elle sert à : maintenir une mémoire culturelle, garder des langues et rythmes; pratiquer des rites religieux; créer du lien communautaire; résister psychologiquement

Les tambours deviennent essentiels.


La musique cubaine est envoutante, parce qu’elle est née au point de rencontre entre les cultures du monde : la vieille Europe, l’Afrique des esclaves et celle du nouveau monde. Il y a une multitude de genre musicaux à Cuba : parmi les plus connus des musiques traditionnelles on trouve : Le son, le Boléro, Le Cha-cha-cha, Le Mambo, la Rumba. Cependant les musiques modernes comme le jazz, le rap la variété ne sont pas en reste conservant les influences musicales ancestrales cubaines.

Esclavage et commerce triangulaire



Les Européens partent en bateaux vers l' Afrique pour y acheter ou y échanger des esclaves qu'ils revendront ensuite en Amérique. Leurs bateaux seront de nouveau chargés de produits (coton, tabac, café...) cultivés sur ces terres, par ces africains déracinés, avant que la marchandise ne soit acheminée en Europe par les mêmes bateaux pour y être revendu.

Si la musique cubaine nait d'un mélange de traditions apportées par les esclaves africains, des cultures blanches venues d’Europe et des cultures amérindiennes autochtones, les autorités coloniales n'autorisent pas systématiquement la pratique musicale aux esclaves. Au cours du XVIIème siècle elle l'autorise parfois pour plusieurs raisons : calmer les tensions encadrer, les rassemblements utiliser les fêtes religieuses comme soupape sociale. Aussi les autorités craignent les tambours parce que le rythme permet : de communiquer, de rassembler d’organiser et parfois de préparer des révoltes. Dans plusieurs colonies, certains tambours sont interdits.Ce n'est quà partir du XVIII ème que le métissage devient visible. Le commerce du sucre explose,
les villes grandissent notamment La Havane, les populations se croisent davantage. On commence à observe des musiciens noirs jouant pour les élites, des instruments européens adoptés par les classes populaires et la circulation des rythmes.

Origines Amérindiennes

Au début du XVI ème siècle que les conquistadors commencèrent à utiliser les instruments primitifs des Amérindiens comme les très populaires maracas, calebasses et güiro, (une coque striée et évidée que l’on frotte avec une baguette), indispensables dans beaucoup de genres musicaux cubains.



Le métissage se fait malgré les frontières

Ce n’est que XIXème siècle que l’on commence à parler de musique cubaine avec la contradanza cubana, une danse à figures issue des danses des salons français. La première création musicale proprement cubaine est le son (prononcé « sonne »).
Ce qui est fascinant, c’est que la musique traverse les barrières sociales. Petit à petit les élites adoptent certains rythmes noirs, les musiciens populaires apprennent les instruments européens, les fêtes urbaines mélangent les classes sociales. Le métissage ne se fait pas “officiellement”, il se fait dans les ports, dans les rues dans les carnavals et dans les cabildos


Chan chan - Compay Segundo