Du danzon au cha-cha-cha
Le danzon est une danse à figures héritée de la contredanse française ou quadrille, danse de
salon apporté à la fin du XVIIIe siècle par les Français émigrés d’Haiti, et mélangée aux
rythmes africains. Pensé pour accompagner une danse de couple, il est souvent considéré comme la grande danse nationale de Cuba. Élégant, raffiné et très structuré, il se popularise à la fin du XIXᵉ siècle comme une musique de salon destinée à la danse, mais il devient ensuite l’un des fondements de nombreuses musiques cubaines modernes. Le danzon s’est épanoui au milieu du XXe siècle sous les formes universellement connues du mambo et de son dérivé le cha-cha-cha, venu du Mexique. De
grands compositeurs américains contemporains comme Georges Gershwin ou Leonard
Bernstein ont intégré le danzon dans leurs oeuvres parmi d’autres formes musicales cubaines.
Ecoutons des extraits...
Matériel sonore à l'origine : flute traversière, violons, piano, contrebasse, percussions cubaines, parfois violoncelle ou clarinette. Dans les années 1950 de part l'influence des "Big band" de Jazz américain, se sont rajouté des trompettes, saxophones et trombones.
Compositeurs : Miguel Faílde, Antonio María Romeu, Antonio Arcaño, Enrique Jorrín
Caractère : modéré et élégant
Construction en sections bien définies,
basée sur une pulsation régulière et un tempo moyen